Présidant le lancement officiel des activités de la 31e Journée mondiale de la femme rurale ce 8 octobre 2026 à Yaoundé, le ministre Abena Ondo née Obama Marie Thérèse a invité les femmes des campagnes à s’imposer dans l’univers entrepreneurial.
Sous les lambris de la salle de conférences du bâtiment principal du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille à Yaoundé, l’effervescence des grands rendez-vous républicains a dicté le ton ce 8 octobre 2026. Alors que les campagnes camerounaises s’apprêtent à vibrer au rythme de la 31e édition de la Journée mondiale de la femme rurale, Madame le Ministre Abena Ondo née Obama Marie Thérèse a officiellement donné le coup d’envoi des activités commémoratives sur l’ensemble du territoire national. Dans une allocution vibrante et
résolument orientée vers l’action, le membre du gouvernement a exhorté les millions de femmes qui font battre le cœur de l’économie agricole à s’imposer sans complexe dans l’univers entrepreneurial, à faire preuve d’une vivacité accrue dans le labeur quotidien et, surtout, à savoir saisir audacieusement les opportunités stratégiques qui leur seront offertes tout au long de cette célébration.
Placée cette année sous un thème particulièrement évocateur, à savoir Investir dans la Femme Rurale : un levier pour la croissance économique et le développement durable, cette édition trouve un écho institutionnel et international d’une rare intensité. Le ministre a en effet rappelé que cette séquence temporelle coïncide avec la proclamation par les Nations Unies de l’année 2026 comme Année internationale de la femme agricultrice. Au Cameroun, la femme rurale demeure la pierre angulaire des systèmes agroalimentaires, s’investissant corps et âme dans la production, la transformation, la conservation et la commercialisation des denrées qui alimentent les marchés locaux et renforcent la résilience des ménages. Pourtant, loin de se cantonner à une simple posture de vulnérabilité ou de bénéficiaire passive de programmes sociaux, elle est solennellement interpellée pour s’affirmer comme une cheffe d’entreprise à part entière, capable de créer de la valeur ajoutée et des richesses durables.
Pour matérialiser cette ambition, le gouvernement a clairement défini les contours d’un investissement productif et structurant qui doit désormais guider l’action de toutes les parties prenantes. Investir dans la paysanne camerounaise, a martelé le ministre, ne se résume pas à lui apporter un appui de survie, mais exige de lui garantir un accès sécurisé à la terre, de doter ses exploitations d’équipements technologiques appropriés pour réduire la pénibilité du travail, de renforcer ses compétences managériales et techniques, de lui ouvrir grandement les portes des services financiers adaptés et d’arrimer ses productions aux chaînes de valeur modernes. Cette vision s’inscrit en droite ligne avec les orientations majeures de la Vision 2035 du Chef de l’État, Son Excellence Paul Biya, relayée par la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 à travers ses volets consacrés à l’import-substitution et à la transformation locale des matières premières.
Les défis restent toutefois immenses face aux soubresauts climatiques, à la cherté des intrants, à la persistance des pertes post-récoltes et à la fracture numérique qui pénalisent encore de trop nombreuses productrices. C’est pourquoi un appel pressant a été lancé à l’ensemble de la nation pour transcender les simples constats d’étape. Aux partenaires techniques et financiers, le gouvernement demande de soutenir des initiatives reproductibles et porteuses d’impacts réels. Aux institutions financières et aux établissements de microfinance est intimé l’ordre d’adapter leurs mécanismes de crédit aux réalités du terrain rural. Le secteur privé et les acheteurs institutionnels sont quant à eux conviés à nouer des relations commerciales pérennes avec les groupements féminins, tandis que les administrations et les collectivités territoriales doivent façonner un écosystème foncier et fiscal incitatif.
En déclarant officiellement ouverts les travaux de cette 31e édition, Abena Ondo née Obama Marie Thérèse a rappelé à chaque femme rurale que le secret de son émancipation réside dans la formation, l’organisation collective, la structuration de ses projets et la foi inébranlable en son potentiel entrepreneurial. Le Cameroun tout entier retient désormais son souffle pour transformer ces engagements politiques en victoires économiques éclatantes, prouvant une fois de plus que le développement du pays passera inexorablement par la main laborieuse et visionnaire de ses femmes des champs.
